La COMSÉE amplifie les appels de ses membres pour que l’Ordre des éducatrices et des éducateurs de la petite enfance annule la récente augmentation des frais

par | Juil 23, 2024 | Nouvelles et communiqués de presse

L’Ordre des éducatrices et des éducateurs de la petite enfance (OEPE) a annoncé la semaine dernière qu’il augmenterait de 9,4 % les frais d’adhésion obligatoires pour les éducatrices et éducateurs de la petite enfance inscrits. La Coalition ontarienne pour de meilleurs services éducatifs à l’enfance (COMSÉE) se joint à ses membres à travers l’Ontario qui ont dénoncé l’augmentation des frais de l’OEPE et demandé son annulation.

La Coalition ontarienne pour de meilleurs services éducatifs à l’enfance est le principal groupe de défense de l’Ontario pour un système universel de services de garde d’enfants avec un travail et un salaire décents pour les éducatrices et éducateurs de la petite enfance et le personnel des services de garde. Nos membres comprennent des organisations provinciales comme l’Association des éducatrices et des éducateurs de la petite enfance de l’Ontario (AEPEO) et des syndicats provinciaux, notamment le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO), la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEESO) et la Fédération du travail de l’Ontario (FTO).

Tous ces membres de la COMSÉE ont demandé à l’OEPE d’annuler leur augmentation des frais – pour ne pas imposer de charges financières supplémentaires aux EPEI.

Dans leur déclaration sur l’augmentation des frais, l’AEPEO a déclaré que « les coûts d’exploitation accrus de l’Ordre ne devraient pas être répercutés sur les EPEI, qui sont déjà sous-payés ».

La FEEO a déclaré que « les EPEI sont essentiels à l’éducation des plus jeunes apprenants de l’Ontario et sont parmi les éducatrices et éducateurs les moins bien payés de la province. Alors que les familles à travers la province peinent à joindre les deux bouts, cette augmentation est décevante ».

Dans leur appel à l’annulation de l’augmentation des frais, la FEESO a noté le moment choisi pour l’augmentation « pendant le calme de l’été » et que « les EPE sont parmi les travailleuses et travailleurs les plus importants (et les moins bien payés) ».

La FTO a déclaré que « Les pressions financières auxquelles fait face l’Ordre ne devraient pas être répercutées sur les travailleuses et travailleurs de première ligne, dont beaucoup peinent à joindre les deux bouts et continuent à travailler dans le domaine qu’ils aiment. Nous demandons à l’Ordre de reconsidérer sa décision d’augmenter les frais d’inscription annuels et de respecter les travailleuses et travailleurs qu’ils représentent ».

Le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (CSCSO) du SCFP a également demandé à l’OEPE « de trouver d’autres moyens de combler leurs besoins budgétaires, des options qui n’imposent pas de fardeau supplémentaire aux EPE ».

Depuis la création de l’OEPE, les éducatrices et éducateurs de la petite enfance inscrits ont connu un « écart de professionnalisation » croissant où les responsabilités et les attentes envers les EPE ont augmenté, mais cela n’a pas été accompagné d’une amélioration proportionnelle des salaires et des conditions de travail.

Les EPEI dans les systèmes de maternelle à temps plein, de services de garde agréés et d’ON y va de l’Ontario sont notoirement sous-payés. Dans le cadre du Système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants, les EPEI ont été ignorés par le gouvernement Ford, dont le plancher salarial au rabais de 23,86 $ est une insulte à la profession. Compte tenu des pressions financières auxquelles font déjà face ces éducatrices et éducateurs, il est inacceptable de leur imposer des charges financières supplémentaires de quelque nature que ce soit.

La vague actuelle de préoccupations des organisations à travers l’Ontario reflète la position de milliers d’EPEI qui ont exprimé leur opposition à l’augmentation des frais par le biais de pétitions, de lettres, d’appels et des médias sociaux. Compte tenu de l’élan de cette opposition à travers l’Ontario, il est clair que l’OEPE n’a d’autre choix que d’annuler leur augmentation des frais et de chercher d’autres solutions à leur déficit budgétaire.

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